19. nov., 2021

L’homme est né avec une âme, pas avec un moi. L’âme, vous l’amenez avec vous. Le moi est créé par la société pour que vous ne vous sentiez pas sans identité… parce que la découverte de l’âme peut prendre de longues années de pèlerinage et de recherches et il serait impossible de supporter un vide, une absence d’identité. L’intention de créer le moi est venue par amour. Cela a été fait pour que dès le départ, vous sentiez qui vous êtes. Sinon, comment feriez-vous pour vivre ? Les gens qui ont créé l’idée du moi étaient remplis de bonnes intentions, mais du fait qu’ils n'étaient eux-mêmes pas conscients de leur propre âme, ils ont créé une fausse identité et ils sont morts en n’ayant connu que ce moi artificiel. 

Votre âme fait partie de l’existence. Votre moi est une institution sociale. 

Pour garder votre moi, la société vous a donné certains principes et une certaine discipline. Par exemple, chaque enfant est rendu ambitieux. Personne ne dit jamais à l’enfant : sois seulement toi- même.

Votre moi a besoin de nombreux diplômes, de reconnaissance, d’honneurs. Il s’en nourrit. Il en vit. Vous connaissez votre niveau d’éducation, votre business, vous connaissez votre nom et pourtant, vous savez que vous êtes venu au monde sans nom. 

Vous croyez au moi toute votre vie. Il est très susceptible parce qu’il est très mince. Mince dans le sens où il est faux. C’est pourquoi la personne égoïste est toujours une personne susceptible.

Si vous voulez savoir ce qu’est votre vraie liberté, vous devez vous débarrasser de votre ego. Ce qui signifie que vous devez oublier que vous êtes un chretien diplômé avec plein de connaissances et vous devez vous rappeler que vous êtes juste un être humain. 

Osho

 

6. oct., 2021

La vie aime ce qui est faible. La faiblesse recèle quelque chose, parce qu’elle n’est pas dure. Pour être fort, on doit être dur. Pour être dur, on doit s’opposer à la vie. Si vous voulez être fort, il vous faudra combattre le flot ; à ce moment-là seulement vous deviendrez forts. Si vous voulez être forts, allez à contre-courant. Plus la rivière s’oppose à vous, plus vous vous renforcez. Pour être faibles, coulez avec la rivière, où qu’elle aille, allez avec elle. 

La faiblesse a une certaine beauté. Cette beauté est celle de la grâce. Cette beauté est de la non-violence ashima. Cette beauté est celle de l’amour, du pardon. Cette beauté est celle de l’absence de conflit.

Si on vous enseigne à être forts, vous lutterez nécessairement, les guerres se poursuivront. Tous les leaders politiques du monde n’arrêtent pas de dire qu’ils aiment la paix et ils se préparent tous à la guerre.

Faiblesse - en lui-même, le mot semble condamnatoire. Mais qu’est ce que la faiblesse ? Une fleur est faible. A côté d’une fleur, un roc est très fort. Aimeriez-vous être comme un roc ou aimeriez-vous être comme une fleur ? Une fleur est très faible - juste un peu de vent et la fleur est loin. Les pétales tombent sur le sol. La fleur est un miracle ; qu’elle puisse exister est un miracle. Tellement faible, tellement fragile ! Les rocs semblent parfaits ; ils existent, ils semblent faits pour exister. Mais la fleur ? Elle semble totalement sans support - mais pourtant, elle existe ; c’est cela le miracle. 

Si vous voulez être plus vivant, abondamment vivant, alors cherchez les compagnons de la vie : douceur et bonté.

Tout ce qui vous encombre vous rend dur. Vivez de telle manière qu'à chaque instant, vous être libre de l’instant précédent.  

Ne conservez jamais rien du passé - le passé est loin. Vivez ce moment aussi totalement que possible, et soudain si vous le vivez totalement, vous réaliserez qu’il est solutionné. Il n’y a aucun besoin d’y trouver une solution. La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est un mystère à vivre.

Osho

 

30. août, 2021
"Tout le monde a peur de l'intimité. Le problème se complique, car tout le monde désire l'intimité. On désire l'intimité sinon on est seul dans cet univers - sans ami, sans amant, sans personne à qui faire confiance, sans personne à qui pouvoir ouvrir toutes ses blessures. Et à moins d'être ouvertes, les blessures ne peuvent pas guérir. Plus vous les cachez, plus elles deviennent dangereuses. Elles peuvent devenir cancéreuses.
D'une part, l'intimité est un besoin essentiel, tout le monde en a donc envie. Vous voulez être intime avec l'autre afin que cet autre lâche ses défenses, qu'il devienne vulnérable, qu'il ouvre toutes ses blessures, qu'il lâche tous ses masques, sa fausse personnalité, qu'il montre tel qu'il est. Et d'autre part, tout le monde a peur d'intimité - vous voulez être intime avec l'autre, mais vous ne laissez pas tomber vos défenses. C'est l'un des conflits entre amis, entre amants : personne ne veut laisser tomber ses défenses, personne ne veut se montrer dans toute sa nudité, sincère, ouvert - pourtant les deux besoin d'intimité".
Osho
6. juil., 2021

"L’approche occidentale est analytique, elle consiste à réfléchir au problème, à étudier ses causes profondes, à aller dans le passé pour le détruire à la racine. Aujourd’hui, l’approche psychanalytique est aussi appliquée au corps : ce sont les techniques bioénergétiques et d’autres méthodes qui tentent de supprimer les empreintes psychologiques dans le corps. La logique est la même qu’en psychanalyse : le problème vient du passé, il faut retourner dans le passé pour y trouver la source.

Le mental de l’homme a toujours cherché à faire des choses impossibles. 

La première est de vouloir changer le passé - mais le passé est révolu ! Vous pouvez au mieux aller dans les mémoires du passé, mais jamais réellement dans le passé. Vous ne pouvez pas revenir sur ce qui s'est passé. C’est pourtant ce que l’homme essaie de faire et il en souffre beaucoup.

L’Orient a une approche totalement différente. Car pour l’Orient, aucun problème n’est vraiment grave. Ensuite, l’Orient nous dit que le problème n’a rien à voir avec votre passé, mais avec votre identification au problème. Le vrai problème, c’est que vous vous identifiez au problème. Et c’est la clé pour résoudre tous les problèmes.

Par exemple, vous êtes une personne colérique. Si vous allez chez le psychanalyste, il vous dira : Retournez dans le passé et trouvez le moment où cette colère est apparue pour la première fois. Dans quelles situations cette colère s’est-elle installée, imprimée dans votre mental ? Il va falloir nettoyer toutes ces impressions psychologiques du passé.

Si vous allez voir un mystique oriental, il vous dira : Vous pensez que vous êtes la colère, vous vous identifiez à la colère. C’est là que vous vous trompez. La prochaine fois que la colère apparaîtra, soyez juste un observateur, un témoin de ce qui se passe. Ne vous identifiez pas à cette colère, ne dites pas je suis en colère. Regardez-la  avec détachement comme si cela se passait sur un écran de télévision. Observez-vous comme si vous observiez quelqu’un d’autre."

Osho

 

18. juin, 2021

Le silence est l'espace dans lequel on s'eveille. Les pensées, le mental bruyant sont l'espace dans lequel on reste endormi. Si votre mental est sans cesse actif, vous êtes endormi. Assis en silence, si le mental disparaît et si vous pouvez alors écouter le chant des oiseaux, sans bruit du mental dans votre tête...juste le silence... alors la conscience peut jaillir en vous. Cela ne vient pas de l'extérieur : c'est  en vous. Sinon, rappelez-vous : vous êtes endormi. -Osho